ANGOULEME. Stade Chanzy. 5104 spectateurs. Arbitre: Mr Stinat. Mi-temps: 1-4. BUTS. ACFC : Franco (6). Strasbourg: Zohi (34), Thomasson (36), Bellegarde (38), Djiku (44), Ajorque (82, sp.). AVERTISSEMENTS. ACFC: Portejoie (16), Lobo (53), Moges (81). Strasbourg: Djiku (18), Fofana (70). ACFC : Chaumet – Portejoie (Alouache, 65), Djabou, Moges, Maga, Gomis, Zinga, De Body (Barcq, 65), Moke, Franco, Lobo (Lacroix, 77). Non entrés en jeu: Sintcheu, Cissé, Beaudou, Leroy. Entraîneur: Hervé Loubat. STRASBOURG : Sels – Aaneba, Carole, Mitrovic, Koné, Djiku (Fofana, 46), Bellegarde (Ndour, 69), Sissoko, Ajorque, Thomasson (Lebeau, 75), Zohi. Non entrés en jeu: Kawashima, Liénard. Corgnet, Ounahi. Entraîneur: Thierry Laurey.

Dix minutes. C’est le temps qu’il a fallu aux Strasbourgeois pour bri- ser le rêve des Angou- moisins. En quatre buts, de la 34e à la 44e minute. Sèchement battu par Strasbourg (1-5), l’ACFC a dit adieu à la Coupe de France au stade des 16e de finale samedi soir.

Une fois la légitime déception de l’élimination retombée, les Cha- rentais pourront être fiers. Fiers d’avoir bousculé les Strasbourgois pendant une demi-heure. Fiers d’avoir dominé la deuxième mi- temps. Fiers d’avoir offert un superbe spectacle aux 5.104 spectateurs de Chanzy sevrés de football de haut niveau depuis trop long- temps. Un public qui n’est pas près d’oublier l’explosion de joie provo- quée par l’ouverture du score de Lucas Franco.

Comme le faisait remarquer l’en- traîneur Hervé Loubat après le match (lire en page 2), on peut dif- ficilement s’estimer frustré quand on perd 5-1. Strasbourg n’a pas volé son succès en faisant parler sa supériorité hiérarchique. Il n’empêche que l’ACFC méritait mieux que cette fessée bien trop sévère. Les Angoumoisins se sont créés autant d’occasions que leurs ad- versaires malgré trois divisions d’écart et un déficit athlétique évi- dent. «Dans le couloir avant d’en- trer sur la pelouse, on s’est dit avec Anthony Portejoie qu’ils étaient quand même balaises», confie le gardien de but Julien Chaumet, qui a apprécié le culot de ses co-équipiers. Si Strasbourg a eu la maîtrise du ballon pendant les 45 premières minutes, l’ACFC n’a ja- mais fermé le jeu et a fait preuve de justesse technique pour initier des contres. Qui sait ce qu’il serait advenu de ce match si sur l’un deux Ahsley Moke n’avait pas manqué son face à face avec Matz Sels. Une occasion gâchée de faire le break à la 33e minute qui a pré- cipité le réveil brutal des hommes de Thierry Laurey. En choisissant de densifier son mi- lieu de terrain plutôt que sa dé- fense centrale avec le placement de Donatien Gomis aux côtés de Steven De Body dans l’entrejeu, Hervé Loubat n’a pas été loin de réussir son coup tactique. Avec un bloc haut et un bon pressing, les Angoumoisins ont longtemps em- pêché les Alsaciens de mettre leur jeu en place. Tout en laissant planer la menace de contres éclairs. Sauf que cette tactique ambitieuse n’accepte aucune approximation face à de tels adversaires. L’ACFC a accumulé beaucoup trop d’er- reurs de placement et de concen- tration durant ce maudit dernier quart d’heure de la première mi- temps pour espérer créer l’exploit. Avec un Adrien Thomasson inte- nable entre les lignes, le Racing l’a sévèrement puni d’une froide effi- cacité. «Ce qui a fait la différence entre eux et nous, c’est la préci- sion. Ils maîtrisent tous les dé- tails», analyse Julien Chaumet, le gardien de but de l’ACFC, qui a pu constater que les Strasbourgeois ne manquaient pas de talent. Les trois premiers buts ont été inscrits sur de superbes mouvements collectifs.
En deuxième mi-temps, les Charentais n’ont pas été en reste et au- raient mérité de réduire la marque. Face à des Strasbourgeois passés en mode gestion, ils ont fait le jeu et se sont créés de nombreu- ses occasions.
Si le deuxième but n’est jamais venu, le public n’en a pas tenu ri- gueur à ses héros. «C’était une très belle fête du foot pour la Charente. On a senti un public vraiment der- rière nous. Ils nous ont jamais lâ- chés», apprécie Hervé Loubat, sé- duit par l’ambiance de Chanzy. «C’est un vrai petit stade à l’an- glaise très sympa.» Désormais, c’est à Lebon que l’ACFC attend ses nouveaux supporteurs pour dé- crocher son maintien en N2.

Kevin Cabioch

Le résumé du match comme si vous y étiez

COMMUNIQUÉ

« A travers cet écrit nous souhaitions remercier publiquement le club du
Racing Club Strasbourg Alsace, pour leur générosité, leur élégance et leur
bienveillance à notre égard durant l’avant, pendant et l’après match… À l’image de leur Président Monsieur Marc Keller, de leur entraineur
Monsieur Thierry Laurey et de sa délicate attention auprès d’Hervé Loubat,
ainsi que les joueurs du RCSA pour leur fair-play. Mais aussi de l’ensemble
des équipes administratives du club pour leur disponibilité et leur
considération. Merci également pour la recette qui a été intégralement reversée à Angoulême; nous sommes conscients qu’en aucun cas ceci n’était une obligation de leur part et sommes très reconnaissant de ce geste significatif. La trajectoire du RCSA est pour nous une référence ; comme eux, nous veillerons à conserver ces valeurs d’origines tout au long de notre
évolution.  » L’ACFC

Nous remercions également tout nos partenaires, nos bénévoles, les équipes techniques de la Ville d’Angoulême, les membres du District, nos supporters et leurs sourires !

Les réactions de Lucas Franco et Joffrey Lobo

Retrouvez toutes les réactions de Julien Chaumet, Hervé Loubat et Thierry Lauret